Contrastes

Pour me féliciter d’avoir attendu 15 heures, Qatar Airways m’a surclassé pour le vol entre Doha et Delhi. Je suis donc passée de la classe économique à la business. Oui, c’était très, très bien, merci.

Seul regret: le vol était trop court pour me permettre de tester le siège en mode lit…Sinon, vous savez pourquoi les pauvres montent en derniers? Pour permettre aux riches de prendre une petite boisson tranquille avant le décollage, voyons! Le personnel est aux petits soins (parfois trop a mon goût, n’y étant pas habituée)…Il y a un menu pour le repas! Un menu et un repas avec des assiettes, des couverts…bref, rien à voir avec le plateau repas des pauvres. En sachant que j’allais passer 3 mois dans un bidonville, j’ai apprécié !

image

image

Arrivée à Delhi. Après avoir attendu le chauffeur pendant quelques temps, nous prenons la route de Faridabad. Enfin la route…Si vous venez en Inde, oubliez tout ce que vous savez sur votre code. Ici, le klaxon sert à dire « laisse-moi passer, car de toute façon j’avance« , piétons et animaux se promènent sur le bord de l’autoroute, et si la sortie est trop loin, on peut prendre l’autoroute à contre-sens pour avoir la plus proche. Oui, on serre les fesses!

La nuit a été courte, trop courte. Ajouté à ça le décalage horaire et la chaleur, je suis fatiguée! J’ai visité les différents lieux d’action de l’association: l’école pour « special children » (des enfants avec déficience… Oui, le mot « special » fait bizarre, surtout quand ta formation t’a appris que les mots ont un sens, et qu’il est très important de faire attention à ceux que tu choisis…), l’orphelinat des garçons (avec une fille), l’école du bidonville, dispensaire, centre de couture pour femmes, « free medical camp« , orphelinat pour filles. Ce qui est vraiment surprenant, c’est qu’au milieu de la misère, il y a énormément de couleurs, ce qui atténue la sensation d’un endroit uniquement « pauvre« . Je n’avais pas eu cette sensation au Sénégal, la pauvreté semblait plus prégnante, voire plus stigmatisante. Ici, tout est défoncé partout. Même les maisons les plus riches ont aspect dégradé. En tout cas à Faridabad, les différences de quartier sont moins marquées. Et surtout,le bidonville n’est pas cantonné à un endroit spécifique.
Je kiffe déjà les garçons de l’orphelinat, 8 entre 9 et 14 ans environ. Ils sont très accessibles, viennent vers toi très facilement. Ce qui m’a marqué, c’est le besoin qu’ont les plus jeunes du contact physique, même minime. De là à dire qu’ils ont besoin d’affection et de la présence de l’adulte…J’extrapole sans doute.
Nous avons dû expliquer à Akash qu’en France, il est possible de vivre en couple et fonder une famille sans être marié. Et ça, c’est très compliqué à comprendre pour lui: « Qui a dit ça? » Ah, bah ça c’est une bonne question…et voilà, la première à laquelle je n’ai pas pu répondre ^^
Autre chose. Les footeux, oubliez l’idée que votre sport est le plus populaire au monde. Ici, on joue au cricket dans la rue. Ce qui n’est pas le plus simple à comprendre comme jeu, je vous l’accorde. Surtout quand les vaches passent régulièrement sur l’aire de jeu (oui, les vaches sont présentes partout, ça n’est pas une légende).

Je n’ai pas encore de photo. Pour l’instant, j’observe et je ne me vois pas trop photographier des gens que je ne connais pas encore réellement.

Publicités

Une réflexion sur “Contrastes

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s