Du Pakistan au Tibet

Il fait tellement chaud à Delhi, qu’on a décidé de bouger vers le nord. Amritsar dans un premier temps, puis Dharamsala.

Et vous savez quoi? Les trains indiens peuvent être mieux que ceux de la SNCF.

Oui, oui, parfaitement. De l’espace pour les jambes, la clim, le repas inclus comme dans l’avion…: pour 12 euros!
Avant de continuer, tu peux lire l’article avec cette musique, c’est un peu ma bande-son illustrant ce weekend

Amritsar est célèbre pour son Temple d’Or, lieu sacré des Sikhs. Oui, je sais, ça fait beaucoup de gros mots, j’y reviendrai. Parce que la première chose que nous sommes allés voir, c’est Jalianwala Bangh. Dans ce jardin aujourd’hui devenu mémorial, un massacre a été perpétré par les Anglais le 13 avril 1919. Une loi venait d’être décidée, permettant aux Anglais d’emprisonner et de condamner les Indiens sans aucune autre forme de procès. Environ 20 000 personnes se sont rassemblées pacifiquement afin de protester contre cette loi. Evidemment, la manière forte a été employée pour réprimer cette manifestation. Les troupes britanniques ont débarquées et ordonnées l’évacuation des lieux, tout en bloquant la seule issue possible, puis ont fait feu à volonté: en 5 minutes, 379 personnes sont tuées. Je m’attendais à trouver un lieu empreint de quelque chose de fort, comme chez nous. Grave erreur. En Inde, le respect ne passe par le silence ou l’intériorisation. C’est un donc un jardin, avec des explications un peu partout, mais le recueillement n’est pas là et c’est très étrange.

image

Des écureuils comme lui, il y en a un peu partout dans les parcs

image

Aperçu des rues de Amritsar

image

« La sélection par le sexe et la détermination du sexe ne se font pas ici et sont interdits par la loi » dans un centre de santé destiné notamment aux échographies pré-natales

image

Un bon aperçu des rues et des transports hétéroclites indiens

L’après-midi, nous sommes allés assister à la clôture de la frontière indo-pakistanaise. D’abord, en tant qu’étrangers, nous sommes « VIP », nous avons donc une tribune à nous, séparée des Indiens. Du moins au début, parce qu’ils ont vite passer la barrière de notre côté. Je ne vais parler ici que du côté indien, car je ne voyais pas ce qui se passait côté pakistanais, mais ça devait être similaire. Tout d’abord, il y a un animateur tout au long de l’évènement qui chauffe la foule (mais n’en a pas vraiment besoin), à coups de « Hindustan!« , « Vande Mataram! » (je n’ai pas la traduction exacte, mais globalement, ça glorifie l’Inde)…Puis, course-relais avec le drapeau indien. Ensuite, danse! Tout le monde peut participer, alors quand j’ai connu la chanson et que j’étais sûre des paroles (que ça soit pas trop patriote quoi), j’y suis allée. C’était génial! Danser, au milieu de la foule, avec des Indiennes trop contentes de voir que tu te mêles à elles…J’ai surkiffé! Puis, vient le moment militaire. Tour à tour, les deux pays font des démonstrations de souplesse très impressionnantes (regardez Youtube, ma connexion est trop mauvaise pour mettre des vidéos). C’est un peu répétitif, mais ça vaut le coup d’oeil. Au final, tout ça paraît plus symbolique qu’autre chose. Et je trouve toujours un peu triste de se dire que cette frontière existe, alors qu’il s’agit du même peuple. C’est la même chose concernant le Cachemire. Un commerçant nous expliquait qu’il ne peut pas passer au Cachemire pakistanais sans passer par Delhi, le Pakistan puis le Cachemire…Alors que c’est la même terre!

image

image

image

Le soir, de nuit, nous sommes allés au Temple d’Or. Illuminé, je crois qu’il n’a jamais aussi bien porté son nom. Il s’agit du lieu le plus sacré du sikhisme, une religion d’environ 20 millions de personnes en Inde. Vous les connaissez, ce sont les fameux hommes au turban, qui les rend si classes. Etrangement, à cet endroit, j’ai ressenti de la ferveur et de la dévotion. Le Temple est ouvert à tous, à conditions d’être nus pieds et la tête couverte, hommes et femmes. Nous avons mangé à la cantine du Temple, qui sert 10 000 repas par jour! C’est bon, et c’est gratuit. Pour avoir des images, je vous invite à aller sur la page Facebook de Rien qu’un sac à dos. Car oui, j’ai rencontré un québécois, Eric (et c’était trop bon de parler français!!!), et il a filmé son voyage dont ces moments au Temple. Ça sera plus parlant je pense.

image

image

Le lendemain, direction Dharamsala! Et là…je ne peux décrire ces deux jours de façon totalement exacte tellement c’était parfait! La montagne (l’Himalaya, excusez du peu), le calme, l’air pur, la fraîcheur…
Dharamsala, c’est la ville de l’exode tibétain, où vit le dalaï-lama et où il y a le siège du gouvernement tibétain. En 1960, Nehru décide d’offrir cette terre aux réfugiés tibétains. Depuis l’invasion chinoise de 1949, ce sont près de 110 000 Tibétains qui ont quitté leur terre. Le Musée du Tibet explique très bien cette Histoire qui n’est pas finie, et je dois avouer que c’est les larmes aux yeux que j’ai par moment continuer la visite. Il y a un moment fort, sur ces personnes qui s’immolent. Dans la pièce, une vidéo montre un homme brûlé, toujours vivant. Des enfants chahutaient puis ce sont arrêtés devant cette image et m’ont regardé: « Il s’est passé quoi? » Comment expliquer l’inexplicable… »Mais, c’est un homme? » En effet, il ne subsistait pas grand-chose d’un visage humain…Voilà, on a passé le moins marrant!
Dharamsala, c’est un temple bouddhiste. On a assisté à une cérémonie très étrange à laquelle je n’ai rien compris, mais c’était tout de même assez envoûtant.
Dharamsala, c’est 4 kms de marche en montagne pour atteindre un lac bétonné et prendre des coup de soleil.
Des boutiques auxquelles il est dur de résister.
Des hippies partout, des Tibétains, des Indiens, des routards, des moins hippies, des musulmans, des bouddhistes…Une ville où tout le monde semble pouvoir vivre en harmonie, et par les temps qui courent,ça fait du bien!
Des rencontres géniales.
Les étoiles qui se voient la nuit, les oiseaux qui te réveillent le matin…
Dharamsala, avec Galway et l’oasis de Fint font parti de mes bouts de Paradis sur Terre. Ces endroits où tu te sens bien et à ta place.

image

image

image

Je ne sais toujours pas comment cette vache a atteri là…

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

image

La montagne sert malheureusement parfois de déchetterie…

image

La montagne qui joue à cache-cache

Difficile de partir…Retrouver Delhi, son trafic, sa pollution, son monde, son bruit, son stress, sa chaleur…
Heureusement, ce matin à l’école, j’ai eu droit à plein de câlins des enfants. Et celui spontané de Piyush, qui a accepté que je rentre dans son monde m’a touché droit dans mon petit coeur.

image

« Et les enfants, comment ça va? » « Hamdoullilah, ils ont le sourire! »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s