Sur la route des maharadjahs, part.2

Enfin, je trouve une connexion wifi qui accepte que mon pc se connecte, et je peux donc écrire sur ce nouveau chapitre indien.

Si tu te souviens bien de mon programme, mes deux premières semaines en Inde sont consacrées à un périple au Rajasthan, entre amies. L’arrivée à Delhi fut très étrange. J’ai quitté l’Inde depuis plusieurs mois, et pourtant c’est comme si je n’étais jamais rentrée en France. Toutes les sensations étaient là, tous les sens en éveil retrouvaient l’Inde: ses odeurs, ses couleurs, ses bruits permanents, son bordel organisé, ses goûts qu’on ne peut retrouver nulle part ailleurs…D’un coup, je me suis sentie à nouveau bien. Et moi qui craignais de devoir me réadapter…

Nous avons immédiatement été mises dans le bain. Première étape de notre périple, Agra. Première déconvenue de notre voyage, un train en retard de plusieurs heures. Ca, c’est fait au moins. Mais « Shanti, shanti« , on fini par arriver à bon port. Et c’est à l’aube, bercées par  l’apaisant appel à la prière, que nous décidons de rejoindre une des plus belles merveilles du monde, le Taj Mahal. Bien que ça soit la deuxième fois que je lui rendais visite, je l’ai trouvé toujours aussi beau. Majestueux, grâcieux, imposant…Il est juste magnifique! Et si tu veux en savoir plus sur le Taj, j’avais déjà tout raconté ici 🙂

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Un petit monument qui vaut le détour

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S’aimer au Taj

Mais Agra ne se limite pas au Taj. Il y a aussi le Baby Taj. « Kèskecé? » me diras-tu. Et bien, comme son nom l’indique, un mini Taj. C’est aussi et surtout un mausolée, celui d’Itimad-ud-Daulah. Il s’agit du premier bâtiment moghol entièrement construit en marbre, autrement dit l’ancêtre du Taj. Il a été commandé en 1622 par Nur Jahan, épouse de l’empereur, pour son père.

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Il est pas mignonnet ce bébé?

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Je ne me souvenais pas qu’il y avait autant de pigeons en Inde

Le Fort Rouge. C’est l’empereur Akbar qui fonde ce fort en 1565. Il a fallu 8 ans pour achever sa construction. A l’intérieur des remparts, on trouve une enfilade de palais tous plus beaux les uns que les autres. On imagine assez facilement le faste que ça devait être lorsque l’empereur y régnait. Un vrai décor pour conte des 1001 nuits.

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La vue du Taj de l’autre côté de la Yamuna. Comment dire…? Il faut rentrer dans un jardin, payer 200 roupies, juste pour voir le Taj de l’autre côté de la rivière. J’appelle ça tirer à fond sur la corde du tourisme. Donc, nous n’avons pas de photo du Taj vu de l’autre rive. Concernant le jardin, il serait à l’endroit où Shah Jahan souhaitait construire un second mausolée identique au Taj, en marbre noir, afin d’y être enterré à sa mort. Il n’a pas pu mettre son projet en oeuvre, son fils l’ayant fait emprisonné au Fort Rouge.

Agra est la preuve que le tourisme est en plein essor et qu’il y a un potentiel économique important. Tous les prix ont augmenté, et pas qu’un peu. Par exemple, le Taj. L’entrée était à 750 rps l’année dernière contre 1000 cette année (prix pour les étrangers). Dépêche-toi d’aller le voir mon petit chapati, parce que à ce rythme-là, il deviendra bientôt inaccessible.

A Agra, il s’est passé une chose étrange: j’ai eu froid! Froid. En Inde! J’ignorais que c’était possible!

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Seconde étape, Jaipur. Idem que pour Agra, tu peux te rafraîchir la mémoire ici.

Le moment qui fait du bien à l’ego, c’est quand tu tentes d’avoir un tarif étudiant et que ça passe, sans qu’on te demande de justificatif 🙂

Ca y est, on commence à sentir la chaleur, à virer les pulls et les baskets et à prendre des couleurs sur la peau. Je savoure ces températures, car je sais que d’ici quelques temps, mettre le pied dehors sera un calvaire.

Jantar Mantar, l’observatoire astronomique. Il a été construit au 18e siècle, commandé par le maharadjah Sawai Jai Singh II, féru d’astronomie. Bon alors, je t’en expliquerai pas grand-chose. Je crois que même si les pancartes explicatives avaient été en français, je n’aurais rien compris…

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Vers l’infini et au-delà?

Hawa Mahal, le palais des vents et clairement la carte postale de Jaipur. Il tient son nom du fait que le vent peut y circuler et rafraîchir l’atmosphère. Construit en 1799, il permettait aux femmes d’observer la rue sans être vues. Le maharadjah de l’époque était tellement content du résultat qu’il remercia l’architecte en lui offrant tout un ensemble de village. C’était encore stylé d’être maharadjah à l’époque.

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Amber Fort, que je n’avais pas visité l’année dernière à cause de la chaleur. Et bah tu sais quoi? Je n’avais rien loupé. On a été tellement déçu de cette visite. Finalement, on en voit très peu de choses, la plupart des pièces n’étant pas restaurées et comportant peu d’explications. En revanche, je n’y ai pas revu d’éléphants transportant les touristes. Si ça n’était pas exceptionnel, c’est une très bonne nouvelle!

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Reconnaissons que les jardins sont pas dégueus

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Albert Hall Museum. La collection de ce musée est étonnante. Jamais je n’aurais imaginé trouver des tableaux chinois ou une momie dans un musée indien. Et pourtant, ça existe vraiment. Le bâtiment a été construit pour la visite du prince de Galles, en 1876. A l’époque, on ignorait à quoi il servirait (comment ça on jette l’argent par les fenêtres?). C’est quelques années plus tard qu’il devient un musée.

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La version indienne de la bombarde

Au-delà de l’intérêt de toutes ces visites, je suis vraiment surprise du nombre de touristes indiens qui se rendent dans ces endroits. Et c’est un bon signe, je trouve, quand les locaux s’intéressent à leur Histoire, leur culture, leur patrimoine. C’est ce qui permet de les maintenir vivants.

Au bout de deux jours, nous devons quitter Jaipur direction Jaisalmer. Ca, c’est la théorie. La pratique, c’est qu’on se rend compte sur notre billet de train que nous sommes sur liste d’attente. Il nous a donc fallu trouver le guichet afin de connaître le numéro du wagon et de nos sièges. On s’y prend à deux fois, et Amandine finie par avoir les infos. Sagement, étant à l’heure, on attend le train sur le quai. Jusqu’à ce qu’on comprenne qu’il était en train de partir, sans nous! En fait, le bout du bout du quai était un quai à lui seul, et nous n’étions donc pas du tout au bon endroit. Bon, bon, bon…au moins, la prochaine fois, on le saura.

Dans ce genre de situation, ne surtout pas se laisser abattre. Nous décidons donc de nous offrir un massage ayurvédique. J’avais déjà tenté l’expérience à Pushkar. Mais là, rien à voir. Nous voilà donc chacune avec notre masseuse, qui nous demande de nous déshabiller. Complètement. Un massage du corps complet, ça veut vraiment dire un massage du corps complet. Bon, bah c’est parti. Passée la gêne d’être nue comme un vers, on se laisse aller. Un massage ayurvédique n’est pas un massage relaxant comme on le connait en France. On sent que ça joue clairement sur des points précis du corps et que rien n’est laissé au hasard. La preuve, c’est que nous étions deux mais n’avons pas eu le même massage, la masseuse s’étant adaptée à chacune d’entre nous. Et c’est épuisée, mais avec une bonne fatigue que nous sommes ressorties de là.

Le soir, nous ne ratons pas le train et direction Jaisalmer!

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